Le chiffre 350
350, c’est 350 parties par million de C02 dans l’atmosphère, soit le seuil limite de C02 toléré sans danger par notre planète. Selon l’avis des scientifiques, en raison de l’utilisation massive de combustibles fossiles (pétrole, charbon et gaz naturel), le niveau de C02 ne cesse d’augmenter dans l’atmosphère, oscillant maintenant autour des 390 ppm. Les conséquences d’un taux si élevé pourraient être terribles, engendrant des catastrophes naturelles et humaines comme la fonte des glaciers, l’augmentation des sécheresses et la disparition des forêts.

Mobiliser les gens
Trouver des solutions à la crise climatique, telle est la mission de 350.org. Fondé par l´écrivain américain Bill McKibben, auteur d´un des premiers livres pour grand public sur le réchauffement de la planète, ainsi que son équipe, cette campagne mondiale vise notamment à convaincre les leaders afin qu’ils élaborent des politiques qui aideront le monde à revenir aux 350 ppm. Pour atteindre leur objectif, 350.org compte sur l’appui, la mobilisation et l’engagement de tous : citoyens, amis, collègues, voisins, communautés.

Un geste concret pour contrer le réchauffement de la planète
Le 24 septembre prochain, initié par 350.org, un grand rassemblement mondial se produira dans le but de faire reculer les énergies fossiles. Nommé La Planète bouge, cet événement fait appel à l’implication et à la créativité des gens partout dans le monde afin de trouver des solutions à la crise climatique. Se rendre au travail ou à l’école à pied ou à vélo, organiser une marche massive ou lancer une pétition sont des exemples d’actions qui peuvent contribuer à la cause. Sur le site Internet de La Planète bouge, on peut trouver une foule de ressources afin de mettre sur pied une action locale. On peut aussi trouver une carte planétaire faisant état de tous les événements autour du monde. Plus près de nous, à Montréal, un rassemblement est prévu au Parc Jeanne-Mance, de 12h à 15h. Pour plus d’informations, consultez le site http://www.moving-planet.org/fr.

Naviguons ensemble pour l’avenir, tel est le slogan de la première édition du Défi Bleu. Comme on le sait, les embarcations de plaisance munies d’un moteur contribuent à la production de gaz à effet de serre en raison de l’utilisation des combustibles fossiles comme le pétrole. Le Défi Bleu se veut une campagne de sensibilisation s’adressant aux plaisanciers de la région montréalaise dans le but de réduire la production de gaz à effet de serre (GES).

Vous êtes propriétaire d’une embarcation à moteur? Vous désirez faire votre part pour l’environnement? En quelques clics, vous pouvez vous inscrire en ligne au Défi Bleu. Cet engagement consiste à poser au moins un geste durant les trois mois du Défi Bleu, soit du 3 juin au 4 septembre prochain. Le geste posé doit figurer parmi la liste proposée, comme, par exemple, réduire sa vitesse ou faire l’entretien régulier de son embarcation. Plusieurs prix de participation sont à gagner.

Le Défi Bleu est une initiative du Comité ZIP Jacques-Cartier, qui fête ses 15 ans d’engagement dans la restauration et la réhabilitation du Fleuve Saint-Laurent. Les inscriptions pour le Défi Bleu se poursuivent jusqu’au 4 septembre prochain. Une échelle de participation sur le site Internet permet de suivre l’évolution de la campagne.

Dans notre façon de vivre avec notre animal, comme dans chacun de nos faits et gestes, nous avons la possibilité de réduire notre impact sur la planète. Voici quelques trucs pour amener votre animal de compagnie à être éco-responsable.

Une gestion saine des déchets
Selon les statistiques, 98 000 chiens montréalais produisent chaque jour près de 200 000 crottes, principalement à l’extérieur. Le premier geste à poser en tant que propriétaire responsable est de ramasser les besoins de son chien. Puisque l’on sait que les sacs de plastique traditionnels mettent des dizaines d’années à se décomposer, il est préférable d’utiliser des sacs biodégradables. La compagnie montréalaise PoopBags propose des sacs biodégradables et durables à prix abordable. Parfumés à la lavande, ces sacs se décomposent en dioxyde de carbone et en eau, et ce, en seulement 18 mois! On peut retrouver les produits PoopBags dans plus de 175 points de vente au Canada.

Pour les amoureux des chats, un test a été effectué dans le cadre de l’émission La vie en vert diffusée à Télé-Québec dans le but de déterminer s’il existait des types de litières plus écologiques que d’autres. Plusieurs produits ont été testés tels que les litières traditionnelles faites d’argile, ainsi que les litières faites de matières recyclées (papier, résidus de maïs, copeaux de bois). La conclusion de ce test est que la litière la plus écologique est celle qui génère le moins de déchets, c’est-à-dire une litière de très bonne qualité qui aura une grande capacité d’absorption ou d’agglomération et qui contrôlera bien les odeurs. Ainsi, on consomme moins, on jette moins et on nettoie moins. La litière Inodore, un produit québécois, est recommandée en raison de sa durée 5 à 7 fois plus longue que les autres.

Des accessoires écologiques
On utilise le chanvre dans la fabrication de plusieurs accessoires pour animaux tels que les colliers et des os pour chiens. En effet, il est recommandé de ne pas acheter des objets en nylon, qui est une matière non-écologique. On peut aussi privilégier des jouets faits de matières résistantes ou recyclées comme des peluches fabriquées avec des bouteilles d’eau recyclées. Bref, il faut bien vérifier que les jouets ne contiennent aucune peinture toxique, substance dangereuse ou métaux lourds (élément-trace métallique) comme le cadmium, le chrome, le mercure et le plomb.

Cinq petits gestes qui peuvent faire toute la différence

  1. Adopter un animal plutôt que de l’acheter dans une animalerie afin d’éviter une «surproduction» d’animaux.
  2. Lors de la promenade, privilégier un parc à proximité plutôt qu’une gigantesque forêt qui demande de se rendre en voiture.
  3. Faire boire de l’eau du robinet à son animal si elle est saine plutôt que d’acheter de l’eau en bouteille.
  4. Composter les poils de chien ou de chat en les plaçant à des endroits stratégiques du jardin où les oiseaux s’en serviront pour confectionner leur nid.
  5. Ne pas jeter les solides de la litière dans les toilettes afin de faciliter le travail d’épuration des eaux.

Afin d’ajouter du piquant à vos présentations sur l’environnement, je vous propose aujourd’hui des modèles de présentation PowerPoint qui sauront vous épargner temps et efforts. Le site Templates Wise vous propose une multitude de modèles gratuits aux couleurs de l’environnement. Le téléchargement est immédiat sans inscription ni abonnement. Voici quelques exemples qui ont retenu notre attention;

Green Energy PowerPoint Template

Solar Energy PowerPoint Template

Water Drops PowerPoint Template

Gardening PowerPoint Template

Vous aurez donc besoin du logiciel PowerPoint de Microsoft pour éditer les présentations et de WinZip afin de décompresser les fichiers téléchargés. Bonne présentation!

Sorti il y a quelques mois, le livre 365 idées vertes pour vivre au naturel est bien sûr un livre fait de papier recyclé, mais plus encore, c’est un ouvrage qui permet de découvrir mille et un trucs pour améliorer le sort de notre planète et adopter des comportements respectueux pour limiter notre impact sur l’environnement.

Au quotidien…
Ces petits gestes tout simples qu’on conseille peuvent facilement s’intégrer au quotidien des jeunes, des aînés et des familles, bref, tout le monde peut se sentir interpellé par cet ouvrage de Philippe Bourseiller et Gaëlle Bouttier-Guérive. Véritable bible à conserver sur sa table de chevet ou sur le comptoir de cuisine, le livre propose une recette pour chaque jour de l’année.

Beautés du monde
Chaque journée est illustrée par une image sur les beautés de la nature, associée à un truc pratique pour protéger l’environnement. Vous serez surpris de tout ce qui est possible de faire avec ce qui se trouve dans votre environnement domestique… À cet effet, la recette de préparation de peinture bio à base de fromage est particulièrement étonnante, de même que la fabrication de soins de beauté et autres produits d’entretien ménager.

Très beau en plus d’être pratique, ce livre vous fera réfléchir sur nos habitudes de consommation et sur la facilité à trouver des alternatives vertes.

Des mêmes auteurs, 365 gestes pour sauver la planète

Vous arpentez les allées de la société d’état pour trouver une bonne bouteille. Une section attire votre attention… celle des vins certifiés agrobiologiques. Décidément, le phénomène bio en viticulture n’est plus une mode et son offre est en croissance au Québec.

Une culture sans engrais chimique
Pour certains, ils sont meilleurs. D’autres constitutions sensibles trouvent qu’ils donnent moins mal à la tête. C’est peut-être parce que les vins bio contiennent moins de sulfites… Une chose est sûre, c’est que ces vins sont issus de raisins de culture agrobiologique. Donc, le mode de production du raisin se fait sans engrais chimiques, pesticides, insecticides ou herbicides. Et cela constitue une excellente nouvelle pour les amants de l’environnement.

Appellation certifiée
Appelés « vins naturels » sur le vieux continent, ces derniers commencent à se faire nombreux sur les tablettes de la SAQ. Pour être commercialisé à la SAQ à titre de vin agrobiologique, un produit doit être issu de cultures certifiées biologiques par un organisme de certification reconnu par le Conseil des appellations réservées et des termes valorisants du Québec (CARTV). Donc, si cela représente certainement être un beau coup de marketing pour la société d’état, on reste assuré de la qualité du produit!

Variété et prix
Le site Internet de la SAQ recense plus de 160 vins bio. Le Château La Lieue et Arrogant Frog font partie des plus connus et surtout, des plus disponibles et abordables. Car les prix des produits de culture agrobiologique sont un peu plus élevés que ceux de leurs homologues traditionnels. Ainsi, on ne dénombre qu’une vingtaine de vins entre 10$ et15$, alors que l’offre dans cette catégorie de prix est beaucoup plus abondante du côté des vins non biologiques. Le vin agrobiologique le moins cher se détaille à 12,35$ alors que le plus onéreux soustraira 261,25$ à votre portefeuille.

Suggestion de lecture pour parfaire votre culture et en découvrir davantage sur les vins bio… Le guide Patron des vins bio. L’auteur est diplômé de la faculté d’œnologie de Bordeaux et enseignant à Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec.

Certains utilisent les transports en commun, font du covoiturage ou conduisent une voiture hybride… D’autres consultent les forums de discussions pour trouver les meilleurs trucs pour réduire leur consommation d’essence. Un site en répertorie même jusqu’à 108 pour économiser du carburant! Voici quelques trucs pratiques pour sauver notre planète et dans plusieurs cas, votre portefeuille.

Regrouper les courses
Utiliser sa voiture le moins possible est un truc évident. Mais regrouper ses courses en un seul et même trajet peut également être rentable et vous éviter des allers-retours inutiles. Le moteur étant réchauffé, aussi bien en profiter!

Rouler à une vitesse maximale de 90 km/h
Il est prouvé que la consommation en carburant augmente lorsque la vitesse dépasse 90 km/h. Vous trouvez que c’est trop lent? Réduire votre vitesse de 20 km/h pourrait vous permettre d’économiser jusqu’à 20% d’essence. À cet effet, l’utilisation du régulateur de vitesse (le fameux Cruise Control) peut s’avérer utile sur un terrain plat.

Vérifier le bouchon
Selon des études, 22 millions de litres d’essence s’évaporent dans l’atmosphère chaque année au Canada. La cause? des bouchons mal vissés ou absents.

Éviter de laisser tourner le moteur au ralenti
Le service à l’auto est une pratique courante en Amérique du Nord et les utilisateurs sont nombreux. Loin de rendre service à la planète, laisser tourner le moteur au ralenti pollue l’environnement. Selon Environnement Canada, si les conducteurs évitaient de laisser tourner au ralenti le moteur de leur véhicule pendant seulement trois minutes par jour, nous économiserions plus de 630 millions de dollars par an.

Encore plus de trucs…
L’effet corridor, conduire pieds nus, faire le ménage de son coffre, utiliser les routes les moins achalandées, faire ses courses en altitude, écouter de la musique douce sont d’autres trucs plus cocasses qui vous donneront un coup de main (ou un sourire en coin) pour diminuer votre consommation d’essence. Pour en savoir plus, jetez un œil au site Ecomodder, une référence dans le domaine de la conduite éco-responsable.

Elles sont plusieurs à élargir leurs verts horizons en montrant l’exemple et ainsi, inviter les citoyens à suivre leurs traces. Décidément, les municipalités sont dans la course au changement. Qui vert me suive!

Multiplication des initiatives
Les projets environnementaux se multiplient dans les villes. Les municipalités qui se respectent ont bien évidemment des politiques et un plan d’action pour déterminer leurs visées environnementales. Accréditation à ICI on recycle!, programme de subvention pour l’achat de couches jetables aux jeunes familles, éclairage écoénergétique, investissement dans de la vaisselle durable pour les employés et système de récupération d’eau de pluie font partie des nombreuses initiatives mises en place et soutenues par ces dernières.

Les villes les plus vertes du Québec
Cirano, un groupe interdisciplinaire de recherche s’est penché sur le développement durable des villes au Québec. Il a récemment publié un classement des villes les plus vertes du Québec. Blainville remporte la palme, suivi par Dollard-des-ormeaux, Lévis, Brossard et Sherbrooke. Québec arrive quant à elle au 6e rang. Fait intéressant, les auteurs n’ont pas analysé seulement des critères environnementaux, ils ont également étudié les paramètres socio-économiques. Ce qui reflète mieux la notion même de développement durable.

Montréal remporte le Prix des collectivités durables
Si Montréal se situe au 15e rang du classement, la métropole a tout de même fait bonne figure cette année à l’échelle canadienne. Elle vient tout juste de remporter le Prix des collectivités durables 2011 de la Fédération canadienne des municipalités dans la catégorie Énergie grâce à son Fonds Énergie. Ce dernier a été mis sur pied pour financer les projets d’efficacité énergétique d’envergure municipale. Ainsi, la Ville cible les projets selon leurs possibilités économiques et environnementales et accorde des prêts sans intérêt aux services responsables des projets retenus.

Du 22 au 24 mars 2011, au Palais des congrès, sera présenté Le Salon International des technologies environnementales. Il s’agit de la neuvième édition biennale et 50 pays y seront présents.

Cet évènement nous présente une exposition regroupant 350 exposants dévoilant des solutions d’affaires innovatrices et des expertises-conseils en environnement. Il est possible de connaître les technologies d’entreprises telles que DEC Canada établit en Belgique, qui se spécialise dans le dragage environnemental (raclement des fonds d’eau), le traitement des boues et des terrains pollués. Il est également possible de rencontrer des entreprises d’Espagne réputé leaders en innovation des énergies renouvelables. Il en coûte 30 $ pour accéder à l’exposition seulement.

Outre l’exposition, deux cents conférenciers seront présents lors de ce salon, nous offrant leurs études scientifiques et leurs opinions sur l’ensemble des sphères environnementales tels que les matières résiduelles, le traitement des sols, et bien plus. À titre d’exemple, une spécialiste présentera les innovations en matière d’optimisation des emballages de produits et les impacts reliés à ceux-ci. Un autre, ingénieur de profession, démontrera ses études et ses trouvailles dans le développement de nouvelle technologie pour la destruction du méthane en lien avec le marché du carbone. Le coût par jour pour les non membre est de 445 $, cela comprend l’exposition, les conférences et un billet pour le gala de l’environnement qui aura lieu le 23 mars 2011. Pour les étudiants un tarif de 130 $ est offert avec preuve de scolarité à temps plein.

Pour apprendre ce qui est fait et étudié dans notre pays et à l’extérieur en matière d’environnement, pour connaître les nouvelles technologies et les progrès à venir, cet évènement demeure un incontournable. De plus, il est possible d’y faire des rencontres d’affaires. Pour plus d’informations visitez : Americana.org

Le cours d’eau le plus pollué au monde se trouve en Indonésie, à l’ouest de l’île de Java. Une partie de la planète pauvre où l’environnement est loin d’être une priorité. Véritable poubelle à ciel ouvert, ce sont 500 usines qui se déversent dans cette étendue où les poissons flottent inanimés à la surface. Inutile de dire que l’eau potable y est rare…

Cette réalité est aussi celle du quart de la planète. Là où l’insalubrité de l’eau est la cause de nombreuses mortalités attribuées à la transmission de maladies mortelles comme le choléra, l’hépatite ou même la diarrhée. En 2010, l’eau non potable était la première cause de mortalité dans le monde avec 8 millions de victimes chaque année.

À la lumière de cette information frappante, on peut se compter chanceux d’habiter un pays où l’eau est une richesse naturelle abondante. Le Canada contient en effet 7% des ressources en eau renouvelables de la planète. Cependant peu conscient de notre fortune, nous restons l’un des plus grands utilisateurs d’eau dans le monde, alors que nous ne représentons que 0,5% de la population.

Collectivement, si on ne fait rien en 2020, la moitié de la planète pourrait manquer d’eau potable, contre un quart actuellement. Les changements climatiques pourraient rendre la situation encore plus difficile encore. Si l’on ajoute à cela l’explosion démographique, une aggravation est à craindre.

« L’eau pour les villes » est le thème pour cette année de la Journée Mondiale de l’Eau 2011. Une prise de conscience sur les impacts de cette croissance urbaine rapide, de l’industrialisation et des incertitudes liées au changement climatique et aux catastrophes naturelles, sur les réseaux d’eau urbains. Goutte à goutte, nous espérons que le message passe…