Billets marqués avec ce mot clé:

aliments

C’est une véritable révolution agricole; imaginez un immeuble écologique qui produit à l’année des aliments, sans être exposé aux caprices de la météo. Un système doté de technologies modernes qui optimisent la production tout en utilisant moins d’espace, d’eau et de ressources fossiles. Un écosystème fermé où tout est recyclé et on n’en ressort que des aliments frais…

Image: © SOA Architectes – La tour vivante

L’homme derrière ce concept
Le Docteur Dickson Despommier est un microbiologiste, écologiste et professeur de santé publique à l’Université Columbia. Il est l’auteur du livre «The Vertical Farm» et  il a reçu une couverture médiatique considérable au cours des dernières années. C’est en classe que l’idée est née et en 1999 qu’il a mis au point le premier concept à l’aide d’un groupe d’étudiants.

En utilisant la culture hydroponique ainsi qu’en réduisant la distance entre les producteurs et les consommateurs, Despommier est persuadé que les fermes verticales nous aiderons à diminuer notre dépendance aux combustibles fossiles.

Autres avantages de la ferme verticale

  1. Un rendement 4 à 6 fois supérieur à l’agriculture traditionnelle
  2. Élimine les mauvaises récoltes reliées aux conditions météorologiques
  3. Les aliments sont cultivés organiquement, sans pesticides ou engrais
  4. Crée des environnements durables pour les centres urbains
  5. Création de nouveaux emplois, (le fermier vertical)

Le défi que le monde devra relever
Considérant l’augmentation de la population mondiale et que l’espace manque au sol pour assurer notre approvisionnement en denrées alimentaires, il semble que les fermes verticales feront bien parties du décor urbain.

«Les avantages sont évidents. Le monde sait que cela fonctionne. Il est temps de savoir si c’est économiquement viable », dit Despommier.

Vidéo en anglais

Aujourd’hui, les étalages de fruits et légumes des supermarchés sont bondés de produits en provenance des États-Unis, du Mexique et du Maroc… Si leur couleur et leur goût sont souvent altérés, c’est qu’ils ont dû franchir des milliers de kilomètres pour se rendre jusqu’à notre réfrigérateur. En plus d’être suremballés, ces aliments prennent beaucoup d’espace dans les camions et exigent donc plus de véhicules pour la livraison, ce qui a pour effet d’augmenter les émissions de gaz à effet de serre.

De la ferme à l’assiette
Tenir compte des facteurs de transport et d’emballage, c’est faire un geste important et positif pour l’environnement. Voilà pourquoi aller chercher ses légumes directement chez le maraîcher ou cueillir soi-même ses pommes dans un des vergers de sa région peut faire une différence. D’ailleurs, cette tendance adoptée par un nombre croissant de québécois s’observe à la maison comme dans les établissements de restauration. Curieux et sensibilisé, le client veut désormais savoir d’où vient le porc et les canneberges dans son assiette. Il souhaite également pouvoir se rendre directement chez le producteur pour l’encourager et profiter de la fraicheur de ses produits.

Manger saisonnier
Le climat québécois étant ce qu’il est, il est certainement plus facile de consommer local lorsqu’on habite la Californie ou le sud des États-Unis. Chez nous, la meilleure façon d’adopter une alimentation de proximité est de s’informer sur ce que le Québec nous offre de mieux et ce, au rythme des saisons. Le site Internet Mettez le Québec dans votre assiette vous permettra de trouver une foule de renseignements sur les aliments de saison en plus de vous fournir des trucs et des recettes pour les cuisiner.

Consommateur cherche fermier de famille
Plusieurs initiatives ont été mises sur pied au cours des dernières années pour encourager les producteurs locaux. La distribution de paniers de légumes et de viande de fermiers de famille, un projet d’Équiterre, en est un bel exemple. Le projet compte des points de chute partout à travers la province.