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Cancun

Loin de se démarquer, le Canada a fait piètre figure à Cancún. Durant le processus, il a été révélé par la chef des négociations, Christiane Figueres que  le Canada était l’un des trois pays souhaitant jeter le protocole à la poubelle. Même si cette affirmation qui a été démentit par le chef de la délégation canadienne, on ne sait pas qui croire. Pour en rajouter, le ministre canadien de l’Environnement, John Baird a même émis des réserves au sujet des réductions de 25 à 40% pour les pays développés inscrites à l’entente de Cancún, alors qu’il ne s’agit pas d’un objectif contraignant. Plus que décevant, d’autant plus que le gouvernement Harper s’est mérité trois prix fossiles durant le sommet. Ces prix sont décernés par plus de 400 organisations internationales aux pays ayant le plus contribué à nuire aux négociations sur les changements climatiques.

Le Québec se démarque
Jean Charest a pour sa part brillé de mille feux. Malgré une croissance de la population de 11%, le Québec a réussi à diminuer ses GES de 1.2% entre 1990 et 2008. Fort confiant quant à l’atteinte de ses objectifs (moins de 6% de GES en 2012 et moins de 20% en 2020 – par rapport à 1990), Jean Charest souhaite que l’environnement soit au cœur des préoccupations du gouvernement fédéral et surtout, qu’il devienne un enjeu électoral advenant des élections au fédéral.

La polémique avait déjà éclatée avant même que le sommet ne débute…  Le centre de conférence où se tenaient les négociations n’avait pas été construit selon les normes environnementales. Ça commençait bien, très bien… Car après l’échec de Copenhague, les espoirs pour trouver un accord afin de limiter le réchauffement climatique de la planète par la réduction de gaz à effet de serre (GES) étaient faibles. Mais à l’issue de 12 jours de négociations, les ministres de l’environnement ont réussi à trouver un terrain d’entente. Ils ont convenu de mettre sur pied un fond vert de 100 milliards de dollars pour aider les pays en développement à joindre l’effort de diminution des GES.

Lenteur des négociations
Dès le départ, il était évident que les négociations entourant le protocole de Kyoto diviseraient les 189 pays présents. D’un côté, les pays émergents comme le Brésil, la Chine et l’Inde souhaitant la ratification d’un Kyoto II par les pays riches. De l’autre, les détracteurs du protocole : les États-Unis, le Canada, le Japon et la Russie, souhaitant l’abolition du traité. Ainsi, après plusieurs jours de négociations, rien ne laissait entendre qu’une entente réunirait les deux partis. Devant la possibilité d’échec des négociations, le sommet a été affublé du sobriquet Can’tCun.

La lumière au bout du tunnel
C’est donc contre toute attente qu’un accord a été passé au 12e jour des négociations. À défaut de contenir le réchauffement sous les 2 °C, les délégués se sont entendus sur la création d’un fonds vert de 100 milliards de dollars pour aider les pays en développement. Une contribution financière substantielle pour les aider à affronter les changements climatiques et à conserver leurs forêts. On attend toujours de savoir quels seront les paramètres mis en place pour que chaque pays soit impliqué dans le processus. Cependant, on peut dire que c’est déjà un pas dans la bonne direction.

Sur la question de l’avenir du protocole de Kyoto, on reporte le débat à l’année prochaine. Les discussions se poursuivront à Durban, en Afrique du Sud.